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Ce qui manque le plus dans la mondialisation, c'est l'odeur de l'humain

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Lever le voile sur la recherche dans les pays du Sud 

 

Un dixième des fonds dédiés à la recherche médicale sert à financer l’étude des maladies affectant 90% de la population mondiale vivant dans les pays du Sud. Ces travaux sont réalisés pour la plupart par des experts des pays en développement mais, faute de moyens, ils manquent de visibilité et de reconnaissance. C’est pourquoi Bioline International, site canadien d’édition électronique dans la recherche scientifique, permet depuis 2004 de publier ces recherches en "libre accès". Résultat : le nombre de téléchargement a "explosé" en l’espace de quatre ans.

Site de l’action : Toronto (Canada)

La théorie du "10-90"
90 % des ressources mondiales dédiées à la recherche et au développement médical couvrent seulement 10 % des maladies existantes, celles affectant principalement les pays développés. Corrélativement, seuls 10 % de ces fonds servent à étudier les maladies touchant 90 % de la population mondiale vivant principalement dans des pays en développement (source : Forum mondial pour la recherche en santé, FMRS, rapport mai 2004).
Parce que les grandes entreprises occidentales pharmaceutiques favorisent la "recherche rentable" qui aboutie à la fabrication de médicaments vendus aux pays riches, elles négligent de soutenir les recherches émanant des pays du Sud qui traitent principalement des maladies affectant les populations de ces pays (maladies tropicales, infectieuses, épidémiologiques, maladies émergeantes, etc.).
En adoptant l’Open Access, l’objectif de Bioline International répond principalement à deux objectifs : mettre à disposition d’un public le plus large possible des publications scientifiques de qualité issues des pays en développement et participer ainsi à accroître leur impact auprès de la communauté des chercheurs et bailleurs mondiaux. 

Un accès ouvert pour les journaux scientifiques des pays du Sud
Fondé en 1993, Bioline International a été initié de manière collaborative par des chercheurs et bibliothécaires de l’Université de Toronto (Canada), l’ONG brésilienne CRIA (Centre de référence pour l’information environnementale) et la filiale Bioline au Royaume-Uni. Leur but est alors d’élargir et faciliter la diffusion de la recherche scientifique grâce aux progrès des nouvelles technologies de l’information. Le site fonctionne initialement sur un système payant donnant accès à des revues spécialisées en science biomédicale publiées dans les pays développés. Mais rapidement il étend son champ d’édition à des revues issues des quatre coins de la planète (Inde, Brésil, Nigéria, Kenya, Ouganda, Iran, pays d’Amérique latine, Chine, Egypte, Bangladesh, Turquie, etc.) traitant de thématiques spécifiques à leurs régions sur la biomédecine, les maladies tropicales, l’agronomie ou encore la sécurité  alimentaire.
Très vite Bioline International devient une affaire non rentable à cause de frais de fonctionnement importants et d’un reversement à 90% des sommes perçues par article consulté aux éditeurs. A 5 € le prix de la consultation, l’agence se prive aussi d’un large lectorat, c’est pourquoi elle amorce un nouveau tournant en 2004 et se convertit à l’accès libre ("Open Access"). Tout est mis en ligne gratuitement sur le site. L’agence ne paye plus ni auteurs, ni éditeurs mais ne requièrt en échange aucun droit de diffusion exclusive. Au contraire, elle encourage les participants à diffuser leurs journaux sur d’autres sites web. Ceux refusant de se prêter au jeu de l’open access ont été retirés du site. Les utilisateurs ont quant à eux pour seule contrainte de s’inscrire au site pour pouvoir proposer, lire et télécharger des contenus. Généralement proposés en langue anglaise, tous les journaux et revues sélectionnés sont contrôlés par les scientifiques membres du réseau afin d’en assurer la qualité (des documents sont aussi disponibles dans d'autres langues : français, espagnol, farsi, etc.). Ils sont ensuite formatés par l’équipe technique de Bioline International avant d’être mis en ligne (le format HTML est privilégié car il ne nécessite aucun logiciel de lecture). 
Le fait de rendre accessible gratuitement des milliers de documents nécessite bien entendu un dispositif coûteux : depuis 2004, le budget annuel moyen se situe autour des 46 000 €. Pour optimiser le système (mise à jour des articles, amélioration de la recherche documentaire, etc.), l’équipe Bioline compte atteindre un budget de 65 000 €. Pour assurer ce service non lucratif et non payant, elle fait appel aux bailleurs nationaux et internationaux pour trouver les financements nécessaires. L'initiative a notamment reçu des bourses de l’Open Society Institute et obtenu des engagements auprès des bibliothèques de l’Université de Yale aux Etats-Unis et de l’Organisation mondiale de la santé à Genève (Suisse). Bioline reste principalement sponsorisé par les bibliothèques de grandes universités canadiennes et nord-américaines, au premier rang desquelles, celle de Toronto. La maintenance et l’hébergement du site sont assurés par l’ONG brésilienne CRIA.

L’accès ouvert porte ses fruits 
Fin 2007, la base de données de Bioline International était composée de 3 341 articles « actifs » abordant aussi bien les thématiques santé que celles liées à l’environnement, la biodiversité, le développement et la mondialisation. Le nombre de consultations effectuées sur le site a littéralement explosé en l’espace de quatre ans passant d’une quinzaine de milliers de téléchargements mensuels début 2004 à une moyenne de 300 000/mois début 2008.
Les magazines mis en ligne sur Bioline disposent également d’une visibilité beaucoup plus grande. A titre d’exemple : le Journal of Postgraduate Medicine, magazine indien de recherches scientifiques, est passé entre 2004 et 2008, de 2 635 visites journalières à 43 392.

Partenaires : Open Society Institute, Université Guelph Library (Ontario, Canada), Université Simon Fraser (Vancouver, Canada), Université d’Utah (Etats-Unis).

 

Metin ARDITI


La fille des Louganis


Roman


Editions Actes Sud


L’abandon forcé et l’improbable quête d’une enfant née d’un inceste : sur la souffrance d’une mère, sur la vertu des amitiés, sur les péripéties du destin qui nous gouvernent par-delà le bien et le mal, Metin Arditi a composé un roman bouleversant d’empathie et de vérité. Les frères Louganis se sont établis dans les années trente à Spetses, une île proche du Pirée. Ils sont devenus pêcheurs, ont construit une maison, pris femme, fondé leur famille. Des années plus tard, à bord de leur caïque, ils meurent dans l’explosion d’un pain de dynamite, laissant deux enfants : Pavlina et Aris. Cette mort n’est pas un accident mais un crime doublé d’un suicide : la veille, Spiros Louganis a découvert que sa femme Magda l’a un jour trompé avec son frère – et qu’il n’est pas le vrai père de Pavlina. Adolescente, Pavlina est amoureuse de son « cousin » qui a restauré le caïque familial pour promener les touristes à la belle saison. Elle l’aide dans ce travail, s’enivrant de la beauté solaire de l’île et de la séduction d’Aris… mais celui-ci aime les garçons. Cependant, un soir où son homosexualité a été publiquement insultée, il couche avec Pavlina. Puis se tue. La laissant enceinte. Sa mère, et le père Kosmas à qui elle s’est confessée, savent qu’Aris était le frère de Pavlina. Sans lui dire la vérité, ils la persuadent de donner son enfant à l’adoption, dès le jour de la naissance, pour lui assurer un nom, une éducation, un avenir dans une riche famille athénienne. La fille des Louganis – dont le titre vaut pour Pavlina autant que pour l’enfant qu’elle met au monde – raconte l’histoire tragique de cette jeune femme qui, dans la suite de sa vie, en Grèce puis en Suisse où elle émigre, va espérer et redouter la rencontre avec celle que, sans la connaître, elle a prénommée Andriana dans son coeur, et dont l’intangible présence l’obsède. C’est donc le récit d’un double arrachement – à un territoire, à un enfant. Mais aussi l’exploration d’une « faute » initiale (celle de sa mère, agda) qui dévaste une famille, provoque une naissance incestueuse : un secret frappé par l’interdit primitif, dont le père Kosmas lui-même peine à comprendre le mystère, tant le mal semble contradictoirement s’incarner dans l’innocence d’un enfant…

La quête et le destin de Pavlina ménagent bien sûr au lecteur de très émouvantes péripéties. L’empathie de Metin Arditi avec ses personnages est saisissante. La tension narrative ne se relâche jamais. La qualité d’écriture et la justesse des dialogues esquivent tous les écueils d’une sentimentalité convenue. Sur ce thème à la fois intime et populaire de l’abandon et la quête d’un enfant, sur l’incertitude des rencontres, des amitiés et des retrouvailles, sur les forces vitales qui agissent pardelà le bien et le mal, La Fille des Louganis s’imposera comme un roman d’une bouleversante vérité.

 

L’auteur :

Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il est le président fondateur de la Fondation Arditi qui, depuis 1988, accorde prix et bourses aux gradués de l’université de Genève et de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il est également président de l’Orchestre de la Suisse romande. Chez Actes Sud, il est l’auteur de Dernière lettre à Théo (“Un endroit où aller”, 2005), La Pension Marguerite (2006 et Babel n° 823), L’Imprévisible (2006) et de Victoria-Hall (Babel n° 726).

 


Peul, Pulaar, ou Fulfulde

 

Le peul est une langue parlée dans une vingtaine d’Etats d’Afrique occidentale et centrale, des rives du Sénégal à celles du Nil, par les ethnies peuls, toucouleurs et laobés.

Comme le français, le peul est une langue sujet-verbe-objet (SVD), quelquefois VSD. Comme d’autres langues africaines, il s’agit d’une langue à classes nominales.

L’extension du peul sur un espace aussi vaste rend très difficile la détermination précise du nombre de locuteurs. Les estimations vont de 16 à 20 millions de personnes.

Cette langue est parlée en Mauritanie, Sénégal, Mali, Guinée (Conakry) Burkina Faso, Niger, Nigéria, Gambie, Tchad, Sierra Leone, Bénin, Guinée-Bissau, Soudan, République centrafricaine, côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Cameroun, Cap-Vert. Dans la région de l’Afrique du l’Ouest, ou y dénombre de 10 à 16 millions de locuteurs.

Les locuteurs de cette langue sont dénommés des « Haalpulaar’en » ‘ »haalpulaar » au singulier) au Sénégal et au sur de la Mauritanie, cette désignation dérivant du verbe « haalde », qui signifie « parler ».

Le peul est également appelé pulaar, pular ou fulfulde même si ces mots désignent respectivement le dialecte du Fuuta Tooro (Sénégal et sud de la Mauritanie), le dialecte du Fuuta Jalon (Guinée-Conakry), et ceux de régions orientales (type Adamawa au Cameroun) et Niger.

On raconte aussi d’autres graphies, telles que poular ou peulh, ou « fulbe ».

Le peul se subdivise en de nombreuses variétés, qui sont habituellement regroupées en cinq grands ensembles géographiques :

 

  1. les parlers du Fouta-Toro, dans le bassin inférieur du fleuve Sénégal,

  2. ceux du Fouta Djalou, sur les hauts plateaux de la Guinée-Conakry et sa périphérie,

  3. ceux du Maasina, autour du delta intérieur du Niger,

  4. les parlers centraux, du sud-est du Mali à la région des dallols Maouri et Bosso au Niger,

  5. les parlers orientaux, dans l’ancien empire de Sokoto et les régions qui le bordent (Niger-Est, Nigéria, Cameroun, Tchad et République centrafricaine).

 

Le peul, comme d’autres langues africaines, peut s’écrire à partir des caractères arabes (Ajami) ou à partir des caractères latins (avec un alphabet adapté).

 

Exemple : les 7 jours de la semaine

 

Lundi = Altine

Mardi Talaata

Mercredi Alarba

Jeudi = Alkamüsa

Vendredi = Aljuma

Samedi = Aset

Dimanche = Alet

 

Sources : wiko/peul

redaction@lafriqueliberee.info

 

 

 

Fatimane Moussa AGHALI


La Conteuse

Chez nous, les Touaregs, la parole pèse plus lourd que l’or. Ce que les anciens enseignent aux jeunes générations, elles doivent, à leur tour, l’enseigner à leurs enfants pour que la parole et la sagesse ancestrales circulent et que le monde de demain soit plus humain que celui d’aujourd’hui !’’ C’est pour cela qu’inlassablement Fatimane Moussa Aghali racontes des contes et se consacre à l’alphabétisation, pour que l’éducation n’échappe à personne.

Née au Niger, F. M. Aghali a passé toute son enfance et sa scolarité primaire et secondaire dans son pays d’origine. Durant cette période de sa vie, elle a été bercée par les contes, la poésie, la chanson et les récits traditionnels de ses grands-mères, tantes et femmes du village.
F.M. Aghali vit aujourd’hui en France. Linguiste, ethnolinguiste de formation, elle est chercheuse indépendante, spécialiste de lexicologie, langues et littératures africaines. Elle travaille sur les contes africains en général et les contes du Sahel en particulier. Tout cela lui impose un retour aux sources, et ce, tous les deux ans au Niger où elle y passe deux mois pour collecter des contes et des récits auprès des personnes âgées. Les vieilles femmes sont ses meilleures sources de collectes. Les meilleures occasions de collecte sont les veillées où chaque animatrice tient à apporter et à faire son trésor culturel caché. Ces veillées sont animées par des contes populaires qui s’articulent autour de la culture traditionnelle et des événements contemporains. De retour en France Fatimane les transcrit, les traduit et les adapte pour le public européen.

Ses prestations sont multiples et plurielles, et ses publics variés. Au-delà des contes, elle anime également des ateliers d’écriture et des ateliers de contes avec des enfants. Elle crée et présente des spectacles de contes pour tout public. Depuis dix ans, elle sillonne tout le territoire français pour présenter lesdits spectacles dans les écoles, les collèges, les lycées, les bibliothèques, les centres de loisirs, les musées, les hôpitaux, les orphelinats, les maisons de retraite, les festivals, …etc. Ses contes, récits, devinettes et proverbes sont souvent animaliers, et les héros sont les animaux de la brousse : lièvre, hyène, chacal…

Pendant les spectacles, la conteuse transporte son public dans un monde où les secrets des contes évoquent la sagesse, les valeurs de l’amour, les dégâts du mensonge, le mariage et la stérilité tels qu’ils sont vécus dans la société nigérienne voire dans le Sahel.
Contes des dunes et des sables est son recueil de contes publié aux Editions Cultures Croisées en 2005 ; toujours disponible chez l’éditeur et dans les librairies.

 

 

Dans ce recueil, vous pouvez y lire des contes comme :
- L’homme sage
- Le Sac de mensonges
- Célibataire et menteuse
- L’Autruche et le Chacal

… plus d’autres contes qui retracent la vie
traditionnelle des populations du Niger avant la colonisation.

Rédaction@lafriqueliberee.info

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