Des panneaux solaires dans vos fenêtres
Les nouvelles technologies sont très attendues dans le domaine du bâtiment passif ou positif. Depuis 2006, la société française Robin Sun propose sur les marchés allemands et français son vitrage solaire chauffe-eau. A l'intérieur du double vitrage, des capteurs solaires thermiques viennent chauffer l'eau qui circule entre la menuiserie. Une économie pouvant atteindre 55 % de la facture énergétique.
Sites de l'actionSiège social : Strasbourg (Alsace, France) |
Enjeux et objectifs
Le secteur du bâtiment pèse lourd dans la facture énergétique de la France, puisqu'il s'agit du premier consommateur d'énergie. Suite au Grenelle de l'environnement qui s'est tenu en octobre 2007 en France, le pays a fixé des objectifs concernant les constructions neuves : généralisation des bâtiments à énergie neutre ou positive d'ici 2020.
L'objectif de la société Robin Sun est d'intégrer le solaire thermique dans le bâtiment.
Actions et modalités
L'idée du vitrage solaire naît en 2000 dans la tête de Jean-Marc Robin alors chargé d'affaire en maintenance industrielle. Après une étude de faisabilité et deux années de recherches à l'Insa de Strasbourg (institut national des sciences appliquées), il fonde la société Robin Sun en 2002. En 2004, la nouvelle technologie de vitrage multifonction est validée.
Le concept revient à introduire dans le double vitrage, des capteurs solaires thermiques qui produisent de l'eau chaude. Celle-ci passe à travers des tuyaux encastrés entre les vitrages et reliés à un ballon.
La commercialisation a débuté en 2006. La technologie se vend à travers la filière menuiserie comme une nouvelle offre de fenêtres / façades. Elle peut remplacer tout ou partie d'un mur non porteur et s'intègre dans la construction de bâtiments. Elle s'adapte cependant plus difficilement à la rénovation.
Partenaires
Région Alsace
Institut national des sciences appliquées
Résultats
7 m² produisent 55 % des besoins en eau chaude d'une famille de 4 personnes dans les conditions optimales (1 m² = 400 kWh, soit un peut moins que pour un capteur en toiture). Cela se traduit par une économie d'un maximum de 55 % sur la facture d'énergie. Le solaire étant aléatoire, il est encore difficile de produire la totalité des besoins en eau à partir de capteurs.
1 m² permet l'économie d'un maximum de 200 kg de dioxyde de carbone chaque année.
La technologie permet une isolation triple vitrage et empêche donc la chaleur du bâtiment de se perdre dans la nature en hiver ou d'entrer dans le bâtiment en été.
En savoir plus
Applications : le SIAC (syndicat intercommunal de la Courance) de Maurepas dispose de près de 15 m² de vitrage solaire pour ses bureaux basse consommation, installés par le cabinet d'architecte AARC B.Bosco. Il représente 30 % des besoins en chauffage couplé à une pompe à chaleur, pour alimenter un plancher chauffant basse température.
Mme Bosco, +33 1 39 18 50 07.
Nom : Jean-Marc Robin
Fonction : Fondateur et directeur de Robin Sun
Téléphone : +33 3 88 14 47 43 (France) / +49 78 531 7347 (Allemagne)
e-Mail : vitragesolaire@googlemail.com
Adresse postale : ROBIN SUN - 2 rue fossé des Tailleurs - 67000 Strasbourg (France)
Site web : www.robinsun.com
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La Chine filtre l’eau par les plantes
Les plus grands fleuves de Chine sont dans un état de pollution très critique. Dans un nouveau quartier de Wuhan sur les bords du Yangtzé, le gouvernement local tente le coup de la phytorestauration pour traiter ces eaux et les réutiliser, en faisant appel à l’entreprise française Phytorestore. Inspirée du cycle de la nature, cette technique de dépollution utilise les plantes comme agents de traitement. Un moyen de réduire de moitié la consommation au robinet.
Sites de l'action
Wuhan (Province de Hubei, Chine)
Enjeux et objectifs
Les 600 kilomètres du fleuve Yangtzé sont dans un « état critique » et presque 30 % de ses principaux affluents sont sérieusement pollués (Source : rapport 2007 du Chinese Academy of Sciences, Yangtze River Water Resources Commission et du groupe WWF).
Dans la cadre de la construction d’un nouveau quartier de Wuhan (14 millions d’habitants avec son agglomération), la ville mise sur les thèmes de l’économie d’eau et d’énergie.
Actions et modalités
Sur les bords du fleuve Yangtzé, les travaux de construction du nouveau quartier de Jinhe (rivières dorées en chinois) ont commencé en 2005. 50 000 personnes devraient y être installées en 2009. Sur 60 ha, 30 % sont consacrés aux espaces verts (contre 23 % pour Paris, 5 % à Madrid et 2 % à Mexico).
Procédé de la phytorestauration ou de la phytorémédiation : les eaux usées (noires, grises et pluviales) passent à travers des « jardins filtrants » où elles sont traitées par les plantes, exclusivement locales. Ce sont les racines et les micro-organismes qui jouent le rôle de filtres. A la sortie, l’eau est stockée dans des réservoirs souterrains puis réutilisée à 100 % pour des activités non-alimentaires (chasses d’eau, climatisation, arrosage, lavage de voiture, de voiries, etc.) Le système fonctionne grâce à l’énergie d’une éolienne installée au cœur du quartier.
Concernant la consommation énergétique des habitants, l’utilisation d’énergies renouvelables est privilégiée : géothermie, panneaux solaires thermiques, micro-cogénération.
Résultats
Zéro rejet.
50 % d’économie sur la consommation domestique d’eau.
65 % d’économie d’énergies (charbon).
Système autonome énergétiquement à 85 %.
25 000 personnes sont déjà installées.
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Quelle planète pour les générations futures ?
Depuis son apparition sur la Terre, l’homme n’a cessé de modifier, façonner, remodeler les paysages et l’environnement en exploitant les ressources naturelles dont il tire de l’énergie et grâce auxquelles il se nourrit. Mais tout semble s’accélérer d’une manière inexorable. Les ressources naturelles paraissent incapables de suivre le rythme effréné des activités humaines : la forêt disparaît, les sols s’érodent, les ressources halieutiques se font rares, la biodiversité régresse, les ressources en eau sont surexploitées, les déserts avancent, les pollutions envahissent nos côtes, le climat se dérègle… Cette formidable machine si complexe serait-elle en train de s’emballer, victime de l’emprise de l’homme ?
Aujourd’hui tout le monde s’interroge sur l’état de la planète. Les cyclones qui se multiplient, les tremblements de terre qui s’intensifient par endroits sur le globe, les ouragans et les inondations démontrent que notre planète va mal. Le réchauffement climatique, dû pour partie aux activités humaines, est désormais connu comme une menace planétaire.
‘’Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre. L’humanité souffre de mal développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables.’’ Ainsi s’exprimait Jacques Chirac, l’ex-président de la république française, en septembre 2002 au Sommet mondial de Johannesburg, en Afrique du Sud.’’
Le réchauffement climatique désigne un phénomène d’augmentation, à l’échelle mondiale st sur plusieurs années, de la température moyenne des océans et de l’atmosphère. Cette situation est observée sur notre planète depuis des décennies. Les changements climatiques, entre période de glaciation et de réchauffement, ont toujours existé dans l’histoire de la Terre. Cependant, par son ampleur et sa rapidité, le phénomène actuel dépasse tout ce que l’on a pu observer depuis 400.000 ans. Dans la préhistoire, il fallait 10.000 ans pour voir la température évoluer de quelques degrés. Aujourd’hui, tout s’accélère. Au XXè siècle, la température du globe a déjà augmenté de 0,74°C, dont 0,6°C pour les trente dernières années.
Les années 1995-2006 figurent parmi les plus chaudes depuis 1850(début de la mesure des températures). Outre son ampleur, c’est l’accélération du phénomène (100 fois plus rapide qu’autrefois) qui inquiète les scientifiques, car elle met en cause les capacités d’adaptation des habitants de la planète : hommes, animaux et végétaux.
Pour prévenir les dangers qui se profilent à l’horizon en raison du réchauffement continu du climat, en 1988 déjà, l’Organisation météorologique mondiale et les Nations unies ont créé le GIEC, le Groupement d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat. Cet organe a pour mission de réunir l’information disponible de par le monde pour comprendre le risque de changement climatique. Ses rapports, qui recueillent le consensus scientifique le plus large sur le sujet, font autorité et servent de base aux décideurs de la planète dans ce domaine.
Malgré tout, les dangers pour demain sont incalculables. Car tous les effets déjà observés vont se poursuivre, voire s’amplifier, estime le GIEC. Le réchauffement du climat s’accélère : l’augmentation prévue au XXIè siècle est comprise en s’en tenant aux prévisions les plus modérées, entre 1,8 et 3,4°C. Par comparaison, la différence de température entre glacière et la nôtre n’est que de 5°C. Selon le scénario retenu, le niveau des mers pourra croître dans une fourchette de 18 à 59 cm, ce qui provoquera l’immersion de certaines parties du globe. Les précipitations hivernales devraient continuer d’augmenter aux latitudes moyennes et élevées de l’hémisphère nord. La biodiversité pâtira du réchauffement climatique. Des systèmes naturels seraient particulièrement affectés : les mangroves, les forêts boréales et tropicales, les écosystèmes polaires et alpins, les glaciers, les récifs coralliens (leur extinction à l’échelle planétaire est envisagée dès 2015-2020 si le réchauffement climatique se poursuit à ce rythme). L’homme fera face à une baisse de rendements agricoles dans la plupart des zones tropicales et subtropicales, et à des risques d’inondation accrus. Des estimations validées par le GIEC et ses compagnies d’assurances estiment que 3,5 milliards d’humains pourraient être affectés par des pandémies ( épidémies généralisées), la disparition des sources d’eau potable ou autres impacts.
Des solutions existent pour éviter le pire pour les générations futures. Mais elles nécessitent une prise de conscience des politiques pour une bonne formation des populations. Seule une réduction des émissions des gaz à effet de serre peut limiter l’ampleur du changement climatique. Cette action passe par une réduction de la consommation d’énergie fossile (pétrole, charbon, gaz naturel ) et une production d’énergie n’émettant pas de gaz à effet de serre (GES). La convention de Rio, qui s’est tenue en 1992 dans le cadre du « sommet de la Terre », à l’initiative des Nations unies, est le premier acte par lequel la communauté internationale a reconnu la nécessité d’agir pour « prévoir, prévenir et atténuer les causes du changement climatique et en limiter les effets néfastes » (art.3). Cette action passe par une réduction des émissions de GES, principalement le gaz carbonique, pour limiter l’ampleur du changement climatique. Dans la foulée de cette convention, c’est le protocole de Kyoto, établi en 1997 et ratifié par 153 pays, à l’exception notoire des Etats-Unis. Ce protocole a fixé un objectif, à l’horizon 2008-2012, de réduction de 5,2% des émissions des pays industrialisés par rapport au niveau de 1990.
Tout le monde sait aujourd’hui pourquoi le climat se réchauffe à la vitesse actuelle. C’est pourquoi le principe de précaution commande d’agir dès aujourd’hui pour freiner l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. La plupart des émissions de CO2 se mesurent avec une précision suffisante pour constituer l’assiette d’une taxe. Les mesures d’atténuation des émissions de CO2 influent indirectement sur les émissions de méthane et directement sur les émissions d’oxyde d’azote et d’oxyde de souffre. En moyenne, les pays industrialisés devaient réduire leurs émissions sur la période 2008-2012 de 5% par rapport au niveau de référence de 1990, alors qu’en l’absence de mesures, ces émissions auraient augmenté en moyenne de près d’un quart.
A l’échelle nationale, des initiatives doivent être conçues et appliquées, telles que :
· informer les citoyens
· une Education à l’Environnement pour un développement durable, dans les écoles
· rétablir la notion d’économie d’énergie
· débattre au Parlement des plans nationaux de lutte contre l’effet de serre…
Les changements climatiques représentent, de nos jours, la plus grande menace pour le développement durable du monde, la santé publique et la prospérité future. Le principe de précaution nous invite à maîtriser dès maintenant nos émissions de gaz à effet de serre, qui constituent la principale cause de perturbation du climat. Premiers responsables historiques, les pays les plus industrialisés sont invités à s’engager les premiers dans la maîtrise des émissions. Mais il s’agit de prévenir des dangers qui paraissent à tort abstraits ou lointains, dans le temps comme dans l’espace, en tout cas éloignés des préoccupations courantes des citoyens. Que devons-nous aux générations futures ? Comment prendre en compte le long terme dès aujourd’hui ? Comment concilier la mondialisation et la protection de l’environnement ? Quelle portée donner à l’équité pour les relations Nord-Sud ? Ces difficultés ne doivent pas constituer un prétexte pour se voiler la face : retarder les décisions nécessaires ne les rend que plus coûteuses et moins efficaces. Enfin, le changement climatique repose en des termes nouveaux le débat sur l’avenir du nucléaire étroitement lié à la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre. La maîtrise des émissions de gaz à effet de serre suppose une démarche globale et cohérente, combinant d’un côté une volonté politique forte, la mise en cohérence des choix publics, une utilisation pragmatique des instruments économiques les plus efficients ( la taxation des pollutions…), des réglementations simples mais bien appliquées ; de l’autre, l’information, l’adhésion et la mobilisation de l’ensemble des citoyens. Il appartient en effet à chacun de nous d’inscrire dans ses actes la notion de Développement Durable. Cela ne peut résulter que d’un large débat public. Car les conventions et les protocoles n’apportent aucun remède au problème du réchauffement climatique. Les pollueurs sont connus. Ils sont les premiers à opposer des résistances aux initiatives qui sauveront la planète. Les puissances d’argent sont les premiers pays émetteurs de gaz carbonique, de méthane, d’oxyde nitreux et des oxydes d’azotes.
D’après les sources de l’observatoire de l’énergie, les pays émetteurs de dioxyde de carbone, en milliers de tonnes, sont :
1. Etats-Unis : 4881349
2. Chine : 3667982
3. Fédération de Russie : 2103132
4. Japon : 1093470
5. Allemagne : 878136
6. Inde : 679440
7. Ukraine : 611342
8. Royaume-Uni : 566246
9. Canada : 409862
10. Italie : 407701
11. France : 362076
L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes, des cyclones et des inondations confirment les connaissances scientifiques accumulées depuis des décennies qui soulignent que le changement climatique sera, à plus ou moins long terme, très probablement dommageable à l’humanité.
L’ère de l’environnement exige la mise en place d’un nouveau type d’indicateurs. Mais l’offre officielle de statistiques, qu’il s’agisse de celles de l’Onu ou des différents Etats, est loin d’être satisfaisante à cet égard. Les caractéristiques destructrices de l’économie mondiale rendent nécessaires l’identification et la mesure de phénomènes tels que la production de chlorofluorocarbones (CFC), les pluies acides, les émissions de gaz carbonique ou la déforestation. De même, il est important de pouvoir disposer de données sur les efforts accomplis pour inverser ces tendances négatives, tels que la production de substituts des CFC ou le développement des énergies fondées sur les ressources renouvelables. Les données les plus précises dont nous disposons aujourd’hui mesurent souvent des évolutions qui ont commencé dans une période antérieure. Elles ne reflètent guère les interactions entre les dynamiques écologiques, démographiques et économiques qui sont en train de modifier nos vies et celles de nos enfants. Elles risquent de ne pas être d’une grande utilité pour orienter les décisions les plus importantes des individus, des Etats et des entreprises en ce début du XXIe siècle.
A l’heure où il apparaît clairement que notre avenir dépend de notre capacité de préserver les systèmes naturels qui nous maintiennent en vie, faire payer de lourds impôts aux pollueurs, serait tout à la fois éminemment raisonnable. Si les gouvernements choisissent la voie de la fiscalité écologique, nombre de tendances nocives peuvent être inversées et de nouvelles ruptures bénéfiques se produiraient.
Le monde vient d’entrer dans une nouvelle ère, qui soulève des questions difficiles quant à la répartition des ressources entre les générations. C’est pourquoi, il faut transformer notre conception de la gestion du monde et de la vie si nous voulons éviter à l’humanité une grande misère et empêcher la dégradation irrésistible de notre maison commune, la Terre.
Sossé SOSSOU
